Gravity Race 2020 format court avec Murielle

Quand j’ai rencontré Murielle elle m’a dit: “Tu sais je suis active, mais tu me mettras jamais sur un vélo ou dans une piscine ...”
Eté 2019 elle m’accompagnait à la piscine, je lui demande de me montrer comment elle nage et effectivement au bout de 10m dans le grand bain, elle s'accroche au bord, à bout de souffle (t’abuses 😅) Ok c’est pas gagné.
Elle décide de prendre des cours pour apprendre le crawl et petit à petit elle réussit à nager 100m non stop.
Pendant le confinement pour garder la forme, elle se met sur le Home Trainer à la maison, et quand on a enfin pu sortir, elle a gravi à vélo, le Semnoz, le col des Glières, le col de la Colombière, le col de la croix de fer, le col du Glandon, le col de la Madeleine et le Gurnigel.
(Pas tout dans la même sortie, mais maintenant ce serait possible :) ) (surtout maintenant que je sais décliper les pédales sans tomber sur place 😂) Puis un weekend où je m’entraine pour mon truc un peu dingo de l’été (la traversée du lac de Brienz à la nage, 14km) en nageant au lac des Rousses, elle décide de nager dans le lac, pour voir, et là elle enchaîne 1km non stop! Bon c’est pas rapide hein, mais 1km sans s’arrêter après même pas un an.
Et là c’est le déclic, elle se dit que si elle met autant d'énergie dans la natation que ce qu’elle a fait sur le vélo pendant le confinement, y a moyen de bien progresser.
Et là moi j’enchaine:
bah oui, et on pourrait faire la Gravity ensemble
Elle: Ouiiiii ce serait trop cool
Cette année!
Elle: Dans 3 mois ???
Ouaip
Et voilà bingo c’est parti, le gros défi de l’année pour Murielle ce sera de faire cette Gravity Race format court avec tout de même 20 km de trail et 4 km de nage!

Elle a trouvé une maîtresse nageuse, à Nyon, pas la porte à côté, mais la nana est super pédagogue, disponible et elle va permettre à Murielle de faire de gros progrès.
Murielle doit passer ses examens et ne pourra vraiment commencer à nager qu’en septembre, pour la course début Octobre.
Bon moi j’ai trainé une tendinite à l’insertion de l'ischio depuis février, et quand ca a commencé à aller mieux, j’ai réussi à me faire une entorse de la cheville.
Bref...j’ai pu me concentrer sévèrement sur la natation, parce qu'en course à pied ca a été très minimaliste l'entraînement.

Matin de course, petit dej copieux car on s’est réveillé à 5h30 et le départ est à 10h. Oeuf, tartines et gatosport!
La météo que je surveille depuis 15j (comme un psychopathe avec un compte rendu 5x/jour de l’évolution de la température de l’eau à ta meuf) est dégueue, comme prévu, mais avec une amélioration possible pour finir sous le soleil. Là il pleut.
Je charge les chaises de camping dans le van, pour qu’on puisse se changer tranquille au chaud.
7h30 on arrive sur le site.
Je regarde au loin si on voit les coureurs du Long partis à 7h mais non.
On est les premiers à attraper notre dossard, et après un bon popo de la peur, on file se changer dans le Van.
On met nos belles combinaisons de swimrun de chez Utter , du super matos vraiment pas cher.
Murielle est un peu déçue car on a pas la même couleur …(je passe vraiment pour la meuf cul-cul 😂🤣) (peut-être parceque c'est le cas ...)
Nok sur les pieds, bodyglide partout ou ça va frotter, on zippe la combi et on est prêts.
On embarque avec nous 1 flasque de 250ml pour la longue partie trail, mais on a prévu de boire principalement l’eau du lac, qui est très propre et pure.
5 gels chacun qui devraient nous suffire pour la course en autosuffisance, les ravitos ce sera que du rabe, à l’envie.
On monte dans le premier car à 9h et en route pour le départ. Mais pourquoi le car passe par ce chemin tout étroit? Tiens c’est bloqué, mais??? Marche arrière? Et oui, y a des travaux, le chauffeur a pas vu le panneau et s’est engagé, impossible de faire demi-tour, c’est une marche arrière de 5km qui nous attend. Au bout de 20’ on appelle l’orga et il nous disent de rentrer à pieds prendre un autre car, hop petit footing de 1.5km d’échauffement, mais on va être en retard. Pas de soucis le départ sera décalé, d’ailleurs ils ont merdés aux dossards et ils seront encore plus en retard qu’avec notre histoire de car.

Sur le site de départ on retrouve les copains du club, et même un collègue et sa compagne qui se sont inscrits au dernier moment.
Murielle est monstre stressée, mais motivée comme jamais. Son objectif: pas finir dernière (l’objectif de ma vie 😂) Bon je suis assez confiant pour ça, vu ce qu’on arrive à nager en duo et son entraînement en trail, ça va le faire.

10h45 c’est enfin le départ. On commence par 3.5km et 200D+ d’abord bitume, puis chemin, ça grimpe pendant 1.5km, on est un peu à la queuleuleu dans les premiers rétrécissements, puis ça s’étire, et on se retrouve avec 3-4 équipes avec qui on va rester sur toute cette section. Murielle est un peu à la peine quand ça grimpe, mais elle se rattrape largement dans la descente, et on va larguer tout le monde dans le technique, ils reviendront doucement sur le plat. Bon on a un peu été emmerdés par le changement automatique de sport, quand on monte doucement, la montre a l’impression qu’on s’est mis à nager …

Et nous voilà maintenant en approche du lac, je renfile mon bonnet, ajuste mes lunettes, et on arrive … sur un ponton, et ouais, va falloir sauter. Murielle me regarde du genre “Sérieux ???” Bah ouais. Bon je lui laisse pas le choix, j’attache la corde à sa ceinture, je vérifie qu’elle a mis ses lunettes, je lui prends la main, 1.2.3 et hop on saute.(je suis cul-cul et chochotte 😅)
L’eau est fraîche, mais pas froide, bon comme d’hab j’ai oublié de glisser mon pullbuoy entre les jambes, je fais ça, vérifie que Murielle est bien, c’est bon? Ok, alors on y va.
Depuis le ponton j’ai pas réussi à voir les oriflammes de sortie, mais les nageurs sont éparpillés sur toute la traversée. C’est la portion de nage la plus longue, traversée du lac en largeur, 1km.
Allez hop on s’élance, je me sens bien, de bons appuis, c’est parti, j’enclenche le mode tracteur. Rapidement on commence à rattraper les nageurs devant nous. Je me dis chouette on va drafter, mais en fait on va beaucoup plus vite. Oh putain c’est bon ça. Je dépasse 1 puis 2 puis 3 équipes, je sais que Murielle doit les voir passer à côté d’elle et j’imagine que ça doit bien la booster de se rendre compte qu’on est pas si nuls, et qu’on va certainement pas finir dernier.
Je finis par remonter tout le groupe qui était devant nous, par contre j’ai de la buée plein les lunettes, aucune idée d’où je vais maintenant (ah bon? Tu t’en es pas vanté de ça !!!) Alors je fais une petite pause, je désembue, Murielle me rentre dedans, je vérifie qu’elle est bien, c’est le cas, alors zou c’est reparti. Je vois maintenant la sortie et je corrige la trajectoire, on est partis un peu trop sur la droite. Je retends la corde, mais je sens que ça cafouille, je me retourne et je vois Murielle en train de gueuler (cul-cul, chochotte et qui cherche l’embrouille...je suis magique quoi 😂🤣) après un mec qui essaye de me prendre les pieds et qui attrape notre corde, et sa meuf qui gueule parce que je vais pas dans la bonne direction (y a pleins d’équipes devant qui sont parties bien trop à droite)
Je dis à Murielle de pas s’inquiéter, je repars, et je met le turbo, on largue tout le monde et je reprends l’arrière du groupe précédent, on finit tranquille avec eux et voilà. La première natation est finie, 2’12 de moyenne !!!
Ah je suis pas mécontent de nous là. Murielle est aux anges, super remontée. On attrape une gorgée de thé pour se réchauffer, puis on part en courant. Bon faut s’arrêter parce que Murielle doit refaire un lacet. Y a 2-3 équipes qui nous rattrapent et on repart derrière.
On court à 5’45 sur le plat, c’est bien. Et hop 5’ plus tard nous revoilà devant le lac, et c’est reparti.
On est entourés d’équipes mixtes et quelques duos hommes. On ajuste les lunettes, tourne le pullbuoy et c’est reparti. Rapidement on reprend les équipes qui nous ont doublés à pieds, et on reprend aussi les équipes hommes, c’est hyper motivant. On tourne sous les 2’10, ca va très très bien ce début de course.
La sortie d’eau est un peu difficile, on titube, difficile de repasser à la verticale. J’aide Murielle à sortir de l’eau et on court, enfin non, faut s’arrêter refaire le lacet de Murielle, et toutes les équipes qu’on a doublé dans l’eau nous repassent. Murielle remarque un léger agacement dans le ton de ma voix quand je l’encourage à se bouger le cul avec ses putains de lacets.( Tu m’as engueulée oui…, léger agacement...lol) (Même pas vrai)
On repart, et là ça cavale, 5’30 sur le plat, on est pas là pour acheter du terrain.
On passe un ravito où on ne s'arrête pas, et on reprend quelques équipes au passage, y a un duo mixte dont le mec semble un peu à la rue, la nana est en mode footing “Hmmm moi j’adore les tucs. Bon chéri, si ça va pas on s’arrête hein” Elle nous regarde: “Ils me l’ont tout affolé avec leurs histoires de cordes et de chaines au Veyrier, c’est qu’il a le vertige” et elle repart à balle, ils sont attachés et c’est elle qui le tracte. Mythique la nana!

Et hop re-à la flotte, ce coup là on traverse une petite crique, on sort pret d’une maison blanche, facile de garder le cap. Je sais pas pourquoi tout le monde part sur la droite, moi je garde ma ligne. 2’12 de moyenne sur celle là. On garde le rythme, c’est excellent. On a repris tout le monde, et on sort avec des équipes mixtes qu’on avait pas encore vu, c’est cool, on est en train de gagner des places.

On court jusqu’à un ravito, on prend un petit truc sucré et une gorgée de thé et c’est reparti. Tout petit run de 500m à 5’30, elle va bien ma meuf!

Retour dans l’eau, personne ne nous a repris, j’ai bien envie de mettre de la distance avant le prochain run qui est plus long avec du D+
Toujours 2’13 au 100m, on voit plus les équipes de duo mixte avec qui on était depuis le début, et c’est parti pour 4.5km avec 200 D+
La montée c’est que du bitume, mais bien raide. 10%. Je me met derrière Murielle et je l’aide un peu en poussant. Là c’est dur, elle a du mal à relancer dans la bosse. On rattrape un duo femmes, elles ont l’air frigorifié, en haut de la bosse c’est du chemin, super nana nous rattrape en tractant son mec, j'accélère un peu mais on peut pas suivre leur rythme. Un autre duo mixte du début nous rattrape . On garde tout ce petit monde en vue, surtout que maintenant c’est la descente, et là on va un peu plus vite. On arrive à nouveau à l’eau et on s’élance en même temps que tout le monde, c’est maintenant beaucoup de nage avec 3 natations et 2 runs qui nous mèneront au grand trail. Sur cette partie on va bien gérer nos transitions, nager dur mais la fatigue se fait un peu ressentir, l’eau parait plus froide et on ralenti un chouilla, 2’20, ça reste honnête.
Bon on a un souci. Depuis le départ Murielle a envie de pipi (attention, mon moment glamour arrive) et impossible de se relâcher dans l’eau. Ca commence à la gêner. Bon c’est compliqué d’enlever complètement la combi pour se soulager, alors je lui dis: “On s’en fout, il reste une natation avant le grand trail, soulage toi maintenant dans la combi, ça rincera après. Donc 300m avant d’entrer dans l’eau, on s'arrête dans le caniveau et hop, ça soulage :D
Heureusement qu’on avait de l’avance sur l’équipe suivante, personne n’a vu la rivière de pipi s’écouler de la jambe de Murielle :D.
Allez vite faut se remettre à l’eau.
Et nous voilà plage de la Brune, prêts à attaquer la montagne (ou pas…)
Ca monte direct, d’abord sur du bitume, puis on attaque le chemin qui est pavé mais défoncé, cette partie est très très raide, je laisse Murielle devant et de temps en temps je la pousse pour la soulager, elle commence à bien souffrir des mollets (Tom...j’ai souffert ma race, j’avais des crampes du tonnerre de Dieu) Moi pour le moment tout va bien.
Je lui propose de remettre la longe pour la tracter, mais non, dans l’eau ok, mais pour la cap, elle veut faire sa course, alors un petit coup de pouce de temps en temps ca va, mais elle veut finir la course sur son effort.
On rattrape un duo mixte qui venait de nous doubler, des nageurs qui nous ont rattrapé dans la dernière natation, mais qui calent dans le pentu.
On reste pendant longtemps au même niveau que 2-3 équipes hommes.
Murielle souffre, mais elle sert les dents.
On regarde l’altimètre de temps en temps avec pour objectif les 700m D+, ce qu’on avait repéré sur la trace de la course.
Moi j’ai en tête le parcours de l’an dernier et je me reconnais bien dans la forêt.
On finit par arriver à l’endroit de la bascule l’an dernier, mais là non, le balisage nous fait tirer à droite et on continue de monter. Okayyy
Murielle râle, c’est dur. (T’étais pas ravi ravi non plus à la perspective de continuer de monter je te rappelle)
Les équipes d’hommes commencent à nous lâcher, on laisse passer, mais on garde un bon rythme.
Bordel ça s’arrête pas de monter. On arrive au pied de la falaise du Mont Veyrier et je pense que c’est bon, ça va basculer, mais non toujours pas, on part à droite, y a un panneau sommet du Mont Veyrier, et c’est là qu’on s’engage. Merde, ils vont nous faire tout grimper!
On croise une vieille qui descend à balle, et qui nous dit on est presque en haut (c’était avant la clairière ça)… Bah non, bordel ça grimpe!
On reprend des équipes hommes qui sont en train d’exploser, bordel c’est dur.
On a déjà pris un gel à mi pente, mais on en reprend un, le froid et la fatigue nous ont fait dépenser beaucoup d’énergie, faut pas se râter sinon ca va être très dur en hypo.
Enfin le sommet, on croise un gars qui nous dit c’est bon, le dur c’est fini, maintenant vous avez 150m de crête et ça descend. MON CUL. Ca continue de grimper et descendre sur des trucs hyper techniques. Y a même un passage style via ferrata avec des cables et des marches vissés dans la roche.
Enfin les crêtes, c’est magnifique, mais Murielle est dans le dur. Moi j’ai le tendon d’Achille qui me dit qu’on a quand même grimpé longtemps.
Je signale à Murielle que des équipes mixtes nous reviennent dessus. Murielle râle, “T’as vu elles se font tracter par leurs mecs!!!”
Et elles n’en finissent pas ces crêtes, alors régulièrement la vue est magnifique, mais c’est hyper aérien, faut pas se louper, y a du vide sur le côté.
Sur le technique on reprend de la distance, mais une équipe nous rattrape , on a un peu la pression et je laisse le choix à Murielle, qui décide de les laisser passer, et rapidement on les perd de vue.
Ah enfin la descente, le début est hyper technique, beaucoup de grosse marches et pleins de pierres.
Finalement ça déroule, on reprend encore une équipe homme et on envoie. Mais là où c’est moins technique, c’est hyper gras, hyper glissant.
On fait super gaffe mais on prend un bon rythme.
Les mecs qu’on a doublé nous suivent mais ils sont dans le dur, un des gars est en hypo, on fait le fond de nos poches et on leur file un gel. Les mecs sont hyper reconnaissants, d’ailleurs ils viendront me remercier à la fin de la course.
La cheville tient bien dans la descente, mais je me laisse un peu emporter, et un “THOMAS” se fait entendre, pas un “Tom”, un “THOMAS”, ok ok je ralentis.
On a un super rythme et je commence à voir des équipes mixtes en contre-bas.
On revient gentiment sur eux, et au détour d’un passage technique, on passe.
On arrive en bas du chemin et on se retrouve dans un mouchoir de poche avec 4 autres équipes mixtes .
Je lâche un “Dis donc c’est serré la course mixte” et là Murielle comprend tout de suite que je veux gratter tout ce petit monde.
On descend maintenant sur le bitume et on imprime un gros rythme, on perd les équipes hommes et seul 2 équipes mixtes s’accroche, on en reprend une autre, le mec est à l’agonie dans la descente, plus de cuisses. On sent bien que ça fait bien chier la meuf de nous laisser passer.
On est tout près du lac, c’est le moment de se rhabiller, je renfile mon bonnet, remet les lunettes, zippe la combi, mais on part à droite sur un petit faux plat montant qui fait très très mal.
Murielle lâche le morceau et ralentit, 3 équipes nous repassent (Non, elles étaient devant, elles reprennent du terrain) (Effectivement y en avait une encore devant mais on s'est fait reprendre par les vieux)
A nouveau la descente, Murielle est au taquet, on fait une transition de malade et on se retrouve à l’eau devant tout le monde.(yeahhhhhh)
T’as oublié de parler de la déception du couple de petits jeunes quand ils ont vu qu’on était déjà là 🥳 Ah oui, à la transition, on repasse tout ceux qui sont en train de repasser en mode natatoire à l'arrêt parceque nous on l'a fait en courant juste avant, et là j'enteds le couple de petits jeunes qui nous avaient largué sur les crêtes et qu'on vient tout juste de reprendre dire "Merde ils sont déjà là" et oui, depuis le début de la course on leur met la pile en natation, donc ils avaient surement espoir d'avoir fait suffisament le trou dans la descente. Eh bah nooooonnnnn.

Donc, j’accroche la corde, on plouf, et bim, je donne tout. C’est parti pour les derniers 600m de natation.
Les autres sont plus rapides que nous sur le plat en cap, donc il va falloir mettre un peu de distance pour tenir sur les 300 derniers mètres.
Je double une nana d’un couple mixte qui est toute seule. C’est celle qui voulait rien lâcher, en fait elle est partie sans son mec qui nage mieux qu’elle. Je double 2 équipes hommes et j’accélère. Le mec du duo mixte séparé revient sur nous. Je me tire la bourre avec lui pour sortir devant.
Voilà la sortie d'eau, en fait le mec est seul, sa nana est loin derrière. Murielle fait encore une transition éclair et cavale. Je suis 5m derrière à gérer la corde. Je la rattrape et me retourne. Personne derrière, on a fait le trou.

“C’est bon Murielle on est large” Mais elle est lancé et on finit à bloc, et voilà la ligne.

Ca y est, c’est fait, on a bouclé la Gravity Race !
Et on est pas dernier, 59e/124 au scratch et 18e/49 en mixte🥳 pour 5h15 d'effort.
Et ça, ça mérite un bon burger!